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La baisse du nombre de vaches laitières a libéré des surfaces fourragères que l’élevage de bovins-viande utilise. Dans nombre de fermes laitières, l'élevage et l'engraissement des bovins s'imposent comme le complément naturel du lait.
La viande bovine produite est d'abord celle des vaches laitières de réforme. L'élevage de bœufs s'est installé pour valoriser des surfaces en herbe. Plus récemment, l'engraissement des taurillons à partir du maïs-ensilage a pris de l'ampleur. Bœufs ou taurillons fournissent un débouché aux nombreux veaux qui naissent ici.
La croissance de la production de viande jeune s'effectue pour l'essentiel en complément de l’élevage laitier. Il s'agit le plus souvent d'ateliers de petite taille, de quelques dizaines de bœufs ou taurillons vendus par an. Ces ateliers complémentaires se trouvent surtout dans les grandes exploitations.
Les exploitations professionnelles spécialisées en viande bovine sont au nombre de 600. Les exploitations avec un troupeau important de vaches allaitantes sont encore rares : seuls 250 troupeaux dépassent 50 vaches allaitantes. Par contre, l’élevage allaitant est présent dans de nombreuses exploitations, souvent non professionnelles : 2300 éleveurs priment des vaches allaitantes en 2005 (17 vaches en moyenne).
Les ateliers de veau de boucherie s'étaient beaucoup développés dans les années 1970 pour régresser ensuite. En 2007, 70 000 veaux ont été engraissés dans la Manche. Cet élevage semble encore en recul dans les années à venir.
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