Le colza est une tête de rotation rentable dans les exploitations de polyculture élevage, valorisant très bien les effluents d’élevage.
L'implantation d'une culture de colza démarre dès la récolte de la culture précédente. Il faut travailler le sol le plus tôt possible après la moisson de façon à bénéficier de l'humidité résiduelle du sol, afin de garantir un semis précoce. De plus cela permettra, grâce au faux semis, de limiter les repousses de céréales par la suite.
La préparation du sol est importante pour obtenir un bon enracinement. Un sol compacté réduit le développement du pivot et augmente le risque de verse et de malnutrition de la plante.
Le Choix des variétés : attention au phoma et à l'élongation
Il faut retenir quatre critères de choix :
Tolérance au phoma
Tolérance à l'élongation d'automne
Résistance à la verse.
Rendement
Ne pas semer trop dense et trop tôt
Le colza doit être semé clair, 20 à 35 plantes levées par m² (30-35 graines/m² pour les lignées
et 20-25 graines/m² pour les hybrides). Cela correspond à des doses de semis de 1,5 à 2 kg/ha.
Une densité trop forte pénalisera votre rendement final et favorisera les maladies, la verse.
Les meilleurs potentiels sont obtenus avec des semis faits entre le 25 août et le 5 septembre.
Pour des parcelles riches en matière organique ou recevant des effluents d’élevage, les semis peuvent être retardés de
quelques jours afin de réduire les risques d’élongation automnale.
Une bonne valorisation des lisiers et fumiers
Dans les zones d’élevage, l'épandage d'effluents contribue à des croissances importantes et permet des économies non négligeables en azote minéral. Cependant un excès d'azote organique au semis augmente la sensibilité au gel et au phoma. Le choix variétal est donc déterminant.
Insectes et limaces : rester vigilant
LES LIMACES sont parfois responsables de pertes importantes à la levée. Dès le semis, surveiller régulièrement les "pièges" (quelques granulés anti-limaces recouverts d'une planche) : Traiter dès leur apparition. Dans des parcelles à risque, vous pouvez mélanger dans le semoir la semence et l’anti-limace. Ce mélange permettra de réduire la densité de semis tout en appliquant l’anti-limace. LES INSECTES : les dégâts d’insectes peuvent être évités par la mise en place d’une cuvette jaune de piégeage, suivi d’un traitement adapté si besoin.
Le désherbage
Il faut privilégier les programmes de pré-semis ou post-semis pré-levée.
Voici quelques programmes à titre d'exemple :
Pré-semis
Post-semis Pré-levée
Coût/ha
ZNT
Flore contrôlée
Colzamid 2,2 à 2,8 l/ha
41-53 €
5 m
Paturin, laiterons, matricaires, mourron des oiseaux, véronique à feuille de perse
Colzor trio à 4 l/ha
88 €
5 m
Pâturin, Capselle, gaillet, géranium à feuilles rondes, laiterons, lamier, matricaires, mourrons, véroniques à feuille de P
Novall 1L/Ha + Springbok 2
L/Ha
93 €
20 m
Pâturin, ray grass, vulpin, laiterons, lamier,
matricaire, mourron, véronique de P, gaillet
Colzamid 1,5 l/ha
Métazachlore 1,5 l/ha ou Axter 1,5 l/ha
75 à 80 €
En fonction du
métazachlore de
5 ou 20 m
Pâturin, vulpin, Capselle, coquelicot, géraniums, laiteron, lamier, matricaire, mourrons, Véronique à feuille de L et de P et (gaillet pour Axter)
Liste des produits non exhaustive ; consulter www.cetiom.fr pour connaître les programmes possibles et les spectres d’action des différents produits. Les produits et la dose sont à adapter aux adventices présentes dans la parcelle.
Info réglementaire :
Pour les exploitations concernées par le SAGE de la Sélune, les apports de lisiers sont de 80 uN/ha maximum sous forme lisier
jusqu’au 30 septembre.
RENDEZ-vous
22/05/2012 Portes ouvertes du réseau DEPHY Porte ouverte “réduire les phytos en colza”, chez Gilles Lenfant à Miserey (27)
12/06/2012 Portes ouvertes sur la ferme vitrine régionale bio Vous êtes éleveurs laitiers, conseillers agricoles, enseignants ou étudiants, rendez-vous à 13h30 à la porte ouverte au GAEC Guilbert à Tracy Bocage (14) près de Villers-Bocage. Entrée libre
21/11/2011 Consultez nos conseils pour réussir votre culture depuis l'implantation jusqu'à la récolte Paul Vittecoq - Chambre d'agriculture de la Manche