L’impasse présente aussi d’autres intérêts : économiser un passage à une période où le sol n’est pas toujours très portant et limiter la production de biomasse inutile, ce qui réduit les risques de maladies et de verse.
Apporter de l’azote au tallage avant la fin février est inutile. Pour que l’azote soit utile, il faut l’apporter quand la température permet à la plante de pousser et donc de l’absorber. Dans le cas contraire, il risque d’être lessivé, de se volatiliser ou d’être temporairement fixé par le sol.
Inutile d’apporter du phosphore
Le blé est peu exigeant en P2O5. Une impasse en phosphore n’a pas d’impact sur la croissance du blé. Dans les sols où la teneur est très faible, un apport peut être envisagé pour assurer une alimentation en phosphore du blé au stade où il en a besoin.
Contrairement au maïs qui doit développer son système racinaire rapidement avant l’été plus sec, le blé développe son système racinaire tout au long de l’hiver. Au stade épi 1 cm, si le sol le permet (pas de semelle de labour), les racines descendent déjà à 1 m de profondeur.
Lorsque du phosphore sous forme starter DAP (18-46) est épandu en plein en sortie d’hiver, il n’est pas positionné au niveau de la racine pour stimuler son développement. Il est donc peu valorisé.
Par conséquent, le starter est une forme d’engrais relativement chère à réserver aux maïs.