Un mot clé : l’Anticipation
Face au morcellement du parcellaire, face à la forte consommation de surfaces agricoles par l’urbanisation (développement de l’habitat, de zones commerciales, de parcs et jardin et d’infrastructure), et face au développement de servitudes environnementales (au titre de la protection de l’eau ou de la préservation de la biodiversité), il apparaît de plus en plus indispensable d’optimiser davantage l’espace rural.
La Chambre d’Agriculture plaide pour que toutes les collectivités viennent à la réalisation de documents d’urbanisme (carte communale ou Plan Local d’urbanisme), et si possible à une échelle intercommunale !
Elle souhaite également que les aménageurs intègrent le plus en amont possible les espaces agricoles dans leur réflexion.
Les formes d’urbanisation particulièrement préjudiciable à l’activité agricole … à éviter !
Construction d’une nouvelle maison isolée dans un espace agricole :
Difficultés de trouver de nouvelles zones d’épandage non proches d’un ruisseau, ni d’autres habitations.
Urbanisation en linéaire :
Terrains enclavés par l’urbanisation progressive de l’habitat est très préjudiciable à l’activité agricole : accès difficiles aux parcelles agricoles, contraintes par rapport aux distances d’épandage vis-à-vis des tiers, conflits de voisinage …
Un cadre de développement fixée par des Lois et Documents
Ces principes de gestion économe de l’espace et de lutte contre le mitage sont soutenus par la loi Solidarité et Renouvellement Urbain qui permet la mise en œuvre des nouveaux documents d’urbanisme : les Schémas de Cohérence Territoriale ou SCOT, les Plans Locaux d’Urbanisme ou PLU, et les cartes communales.
Dans la Manche, un Document de Gestion des Espaces Agricoles et Forestiers approuvé par arrêté préfectoral en avril 2006, précise les modalités de prise en compte de l’agriculture dans les projets d’urbanisation.