Réglementation des pulvérisateurs


Rincer efficacement votre pulvérisateur


Depuis septembre 2006, la réglementation concernant la gestion des effluents phytosanitaires, autorise 2 procédures de rinçage :
     - le rinçage du pulvérisateur au champ, avec pulvérisation sur la parcelle
     - le rinçage sur une aire de lavage, avec récupération et traitement des effluents


Photo Hardi


En zone d’élevage, le rinçage au champ est le moins onéreux, mais il est plus contraignant. Il est nécessaire d’être rigoureux et d’y passer un peu de temps. En général, il faut disposer de l’équivalent de 10% de la capacité du pulvérisateur en eau claire (soit 100L pour un pulvérisateur de 1000L). Celle ci peut être amenée au champ grâce à une cuve de rinçage montée sur le pulvérisateur (c’est le plus pratique), ou à l’aide de bidons ou d’une cuve annexe.


Procédure

  1. Calculer précisément votre quantité de bouillie pour avoir un fond de cuve le plus faible possible en fin de traitement, et pour éviter que la dose totale appliquée ne dépasse pas la dose maximale autorisée. Le rinçage est mis en œuvre quand la pompe se désamorce.

  2. 1ière dilution : Ajouter un volume d’eau claire d’au moins 5 fois le volume du fond de cuve (Renseignez vous auprès de votre revendeur. Pour un volume résiduel de 7l, il faut ajouter au minimum 5X7, soit 35L). Faire circuler dans les différents circuits (Voir manuel d’utilisation), puis épandre sur la parcelle.

  3. 2ième dilution : Ajouter la moitié de l’eau claire restante (environ 32L, pour 100L au départ) et recommencer l’opération circulation/pulvérisation.

  4. 3ième dilution : Mettre l’eau restante (environ 32L) et terminer le rinçage. Normalement, cette procédure (3 dilutions) permet de diviser la concentration en substance active par 100 par rapport au fond de cuve initial. Cette dernière dilution déconcentrée peut être vidée par l’orifice de vidange* ou bien conservée pour une application ultérieure.

Attention, 2 dilutions sont souvent insuffisantes, mais dans certains cas, 4 peuvent être nécessaires, en particulier avec des pulvérisateurs traînés ayant un fond de cuve important. Pour vérifier si le niveau de dilution est suffisant, ARVALIS propose un outil de calcul sur son site.
www.arvalisinstitutduvegetal.fr

Quelques pièges


Rotabuse CARUELLE





Votre pulvérisateur n’a pas de « rotabuse ».

Les parois de la cuve ne seront pas rincées correctement :
  - Nécessité de retourner à l’exploitation en fin de traitement pour un rinçage interne au jet (à effectuer avec des gants et vêtements de protection pour se protéger des projections)
  - Faire monter un kit « Rotabuse »


Incorporateur BERTHOUD




Votre pulvérisateur a un incorporateur qui ne permet pas une incorporation des produits à l’eau claire ; il reste donc de la bouillie dans le tuyau qui va vers la cuve :

  -  Rincer l’incorporateur au jet d’eau pendant la préparation de la bouillie
  -  Envoyer de l’eau claire à chaque dilution dans ce circuit
 

N’oublier pas de nettoyer les filtres en fin de phase de rinçage
 
Dans le cadre du contrôle obligatoire des pulvérisateurs, l’état d’encrassement (internet et externe) du pulvérisateur est un motif de refus de l’appareil.
 
* la vidange doit être réalisée à au moins 50m des points d’eau ou 100m dans certains cas : Lieux de baignage, piscicultures et zones conchylicoles, point de captage d’eau destinée à la consommation.

Christian SAVARY - 19 mai 2009